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De la chute à la rédemption

le Mar 3 Jan 2017 - 0:19

De la chute à la rédemption


Aucun citoyen, quel qu’il soit, ne peut prétendre éviter les pièges tendus par la société. Aussi, s’il est facile de se retrouver avec un bracelet autour du poignet, il faut savoir qu’il est nettement plus compliqué de s’en défaire.

Ici, nous verrons donc étape par étape le cheminement d’un citoyen perdant la liberté pour mieux la recouvrer par la suite, mais aussi les conséquences de ce petit passage aux enfers. Mais avant, un petit tour des actes, ou situations, pouvant coûter la condition d’être humain :  
  • Un parent endetté n’ayant plus d’autre solution peut décider de vendre son enfant à l’État, et ce dès les cinq ans de l’enfant, plutôt que de se sacrifier lui-même. Dans le cas où les parents décèdent ou sont vendus, l'enfant ira dans un orphelinat.
  • Un honnête citoyen peut tout à fait se désigner volontairement comme esclave.
  • Ceux que vous pourrez retrouver dans la partie Peines un peu plus bas.

La chute


Chaque citoyen a droit à la présomption d'innocence. C’est-à-dire que tant qu’il n’a pas été jugé coupable lors de son procès, il conserve tous ses droits, dont celui à jouir d’un avocat. Toutefois, en cas de fuite et de refus de coopérer, est jugé coupable d'office.

Dans l’attente de son procès, le citoyen peut se retrouver dans trois situations, toutes dépendantes du type de délits et de l’arrangement avec la justice :
  • Il peut rester libre, à condition de ne pas quitter le territoire - ici régional - et donc de rester à disposition des forces de l’ordre.
  • Il peut être confiné à domicile, avec surveillance policière ou non.
  • Il peut se retrouver en détention provisoire, pour une durée pouvant aller de quelques jours à un an selon la gravité du délit ou du crime.

Le procès, selon la complexité de l’affaire, peut durer le temps d’une séance, ou plusieurs mois. À savoir que pour un vol de sac à main sans violence de la part d’une personne non-récidiviste, l’attente du procès n’excède pas une semaine, et le jugement se rend généralement lors d’une seule et unique séance. Les délais plus longs s'opèrent en cas d’accumulation des charges et de crime majeurs, résultant souvent en une peine d’emprisonnement.

À savoir que deux peines sont annoncées. Le juge annonce, par exemple : quatre ans de peine, dont trois de sûreté. Autrement dit, après trois ans, l’esclave peut prétendre à son affranchissement si son maître lui a permis d’accumuler la somme nécessaire, et lui donne sa bénédiction. Autrement, ce sera quatre ans, avec ou sans l’accord du maître, sans qu’aucune somme ne soit nécessaire comme la dette envers l’état aura été jugée comme remboursée.

Peine


Si les peines cumulées, en une seule ou plusieurs condamnations, atteignent trente années d'esclavage, cela devient une peine à perpétuité.
Notez qu’il est possible que la peine d’esclavage soit précédée d’un séjour en prison.

Moins de cinq ans d'esclavage

  • Les biens du condamné sont mis sous tutelle d'un proche, ou de l'État s'il n'en a pas.
  • S'il est marié, le divorce est prononcé de facto.
  • S'il est père célibataire d'un enfant mineur, l'enfant est recueilli par les grands-pères ou, à défaut, ira à l'orphelinat.
Sont condamnés à une peine d'esclavage de cinq ans ou moins les citoyens ou esclaves ayant commis à l'encontre d'un citoyen des délits tels que : agression, vol, faux et usage de faux ; détention ou vente de drogues ou d'armes, etc.
La condamnation peut être assortie d'une période minimale de sûreté durant laquelle l'esclave ne pourra être affranchi.

Entre cinq et quinze ans d'esclavage

  • Les biens du condamné sont saisis.
  • S'il est marié, le divorce est prononcé de facto et l'ensemble de ses biens revient au mari.
  • S'il est père célibataire d'un enfant majeur, l'enfant hérite de ses biens ; si l'enfant est mineur, les biens sont mis sous tutelle et lui sont rendus à sa majorité. L'enfant mineur est recueilli par les grands-pères ou, à défaut, ira à l'orphelinat.
  • S’il n'est pas marié et n'a pas d'enfant, les biens reviennent à ses parents, ou à défaut, à l'État.
Sont condamnés à une peine d'esclavage de cinq à quinze ans les citoyens ou esclaves ayant commis à l'encontre d'un citoyen des délits ou crimes tels que : complicité de meurtre, de viol ou d'esclavage illégal ; homicide involontaire ; proxénétisme ; trafic d'arme ou de drogue en bande organisée ; vol et recel de biens volés en bande organisée, etc.
La condamnation peut être assortie d'une période minimale de sûreté durant laquelle l'esclave ne pourra être affranchi.

Plus de quinze ans d'esclavage

  • Les biens du condamné sont saisis.
  • S'il est marié, le divorce est prononcé de facto et l'ensemble de ses biens revient au mari.
  • S'il est père célibataire d'un enfant majeur, l'enfant hérite de ses biens ; si l'enfant est mineur, les biens sont mis sous tutelle et lui sont rendu à sa majorité. L'enfant mineur est recueilli par les grands-pères ou, à défaut, ira à l'orphelinat.
  • S’il n'est pas marié et n'a pas d'enfant, les biens reviennent à ses parents, ou à défaut, à l'État.
Sont condamnés à une peine d'esclavage de quinze ans ou plus les citoyens fonctionnaires d'État convaincus de corruption ou d'abus de pouvoir ; les esclaves sauvages ayant passé plus de trois ans dans l'illégalité.

Emprisonnement

  • Les biens du condamné sont saisis.
  • S'il est marié, le divorce est prononcé de facto et l'ensemble de ses biens revient au mari.
  • S'il est père célibataire d'un enfant majeur, l'enfant hérite de ses biens ; si l'enfant est mineur, les biens sont mis sous tutelle et lui sont rendu à sa majorité. L'enfant mineur est recueilli par les grands-pères ou, à défaut, ira à l'orphelinat.
  • S'il n'est pas marié et n'a pas d'enfants, les biens reviennent à ses parents, ou à défaut, à l'État.
Sont condamnés à des peines d'emprisonnement les citoyens ou esclaves ayant commis à l'encontre d'un citoyen les crimes tels que meurtre, viol, torture, esclavage illégal, vol avec violence ; à l'encontre de l'État : complot, attentat, trahison, faux-monnayage, etc.

Les chaînes


Le jugement tombe : que ce soit six mois ou à vie, la procédure lors d’une peine d’esclavage reste la même. Sur l’instant, le condamné menotté est acheminé jusqu’à un psychologue qui, en plus de lui expliquer sa nouvelle condition, lui pose une multitude de questions sur ses goûts et ses compétences afin d’aider les vendeurs à le cerner et, de facto, à savoir à quel maître le proposer. Pendant ce temps, son bracelet est confectionné, et le reste de la paperasse achevée.

Le désormais esclave se voit imposer son bracelet qui fera dorénavant partie intégrante de sa vie, puis il est conduit au magasin. Selon le résultat de son profil psychologique, ainsi qu’un examen méticuleux de ses antécédents, il sera soit placé dans un magasin classique, soit dans une boutique dite “de luxe”. Heureusement, la différence de prix entre ces deux magasins ne s’ajoute en rien à la somme que doit rembourser l’esclave s’il veut être affranchi, mais nous verrons ce point en détails plus tard.

Les boutiques


Elles sont toutes sous la supervision de l’état, même celles dites “exotiques”. Toutes sont soumises à inspection régulièrement, et répondent aux mêmes règles sanitaires strictes. Un esclave a droit à une douche quotidienne, une alimentation régulière et saine, ainsi qu’un minimum d’égard. Sur le papier du moins, car il arrive que des vendeurs soient poursuivis pour abus d’autorité, maltraitance, voire complicité pour aider un esclave à s’enfuir. Cela reste, heureusement, rare.

Un potentiel acheteur ne peut espérer être laissé sans surveillance avec un esclave. Aucune vente aux enchères “officielle” n’est possible si deux personnes désirent le même esclave.

Le reste de la gestion est laissée à la libre appréciation du gérant du magasin, ou de la boutique.
PS : pour celles du forum, merci d’en lire la description attentivement.

La rédemption


Cette situation n’est pas irrémédiable, quoi que peuvent en dire les regards des citoyens à l’égard des non-libres. Les conséquences, vues dans la partie concernant les Affranchis, restent les mêmes dans tous les cas, sauf lors d’un procès visant à démontrer que la personne n’aurait jamais dû être esclave de base. Plusieurs portes de sorties peuvent s’ouvrir, selon la situation :
  • Lorsqu’un esclave a purgé la totalité de sa peine, sa liberté lui est rendue.
  • Lorsqu’un esclave a purgé sa peine de sûreté, possède la somme demandée et obtient l’accord de son maître.
  • Lorsqu’un esclave volontaire l’est durant dix ans, il se retrouve dans la même situation qu’un esclave ayant accompli sa peine de sûreté, donc les mêmes conditions sont nécessaires.
Pour affranchir un esclave lorsqu’il n’a accompli que sa peine de sûreté, voici les conditions sine qua non :
  • L'esclave se présente au tribunal avec son maître qui signera son accord et qui versera lui-même le montant du rachat à l'État.
  • L'esclave a gagné de façon honnête l'argent de son rachat : ses contrats de travail et fiches de paie lui seront demandés par l'administration pour vérifier d'où provient chaque centime.
  • L'esclave n'a pas été arrêté ou condamné pendant la durée de sa peine.
  • L'esclave ne doit pas avoir été sauvage plus d’un an.


Le cas d’un mineur devenu esclave diffère. Si un immense débat oppose ceux qui les estiment inaptes à devenir citoyens à ceux qui pensent qu’il faut leur offrir une chance, c’est légalement possible. À savoir :
  • L’esclave doit avoir atteint sa majorité ;
  • Il doit avoir l’accord de son maître actuel ;
  • Il doit payer une somme qui équivaut aux frais administratif, gagné par ses soins de façon honnête : ses contrats et fiches de paie lui seront demandés.
La libération obtenue, celui vendu alors qu’il n’était qu’un mineur doit se soumettre à un processus visant à tester sa motivation, ses facultés et son adaptabilité sociale, qui se présente sous la forme suivante :
  • Il doit suivre des cours sous forme de remise à niveau, qui s'étalent sur deux ans. Cette étape est esquivable s’il réussit un test de niveau BAC. Dans le cas contraire, sa fréquentation est surveillée.
  • Dans les deux ans, avec ou non les études à côté, il doit trouver au minimum un emploi stable qu’il garderait au minimum un trimestre.
  • Il doit se plier à un suivi psychologique, à ses frais, ainsi qu’à la visite hebdomadaire, puis mensuelle, d'un représentant social.
À savoir que la même chose s’applique pour un affranchi gagnant un procès visant à récupérer ses pleins droits, mais cela ne s’est encore jamais produit jusqu’à présent malgré quelques tentatives.
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