La Génétique

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Mar 3 Jan 2017 - 0:21

La génétique


La disparition des femmes


Premiers signes


Le milieu XXIème siècle voit arriver l’épuisement effectif des énergies fossiles, ainsi qu’une pollution généralisée des eaux potables. Cette crise sanitaire et énergétique majeure, d’une ampleur mondiale, n’a pas su être gérée par les autorités gouvernementales. En effet, le manque d’énergie a ralenti les moyens de la recherche médicale pour trouver des remèdes efficaces contre les nouvelles maladies qui apparaissent.

L’Organisation Mondiale de la Santé s’est vue de plus confrontée à l’apparition d’une pandémie : la contamination générale provoque une mutation à transmission récessive du chromosome X. La lésion provoquée sur certains gènes de ce chromosome sont stimulatrices de la prolifération de tumeurs, favorisant ainsi l’apparition de certains types de cancers. Cette mutation est portée autant par les hommes que par les femmes, mais les hormones sexuelles féminines représentent le promoteur principal et unique de l’expression de cette lésion.

Une femme possède deux exemplaires du chromosome X, et son système est constamment exposé à l’agent promoteur (ses propres hormones), la prolifération des tumeurs est inévitable et toutes les femmes sont atteintes.

L’homme, lui, possède le chromosome X, touché, mais la mutation ne s’exprime pas du fait de la très faible quantité d'œstrogènes produites par le système endocrinien masculin. Il est « protégé » par son chromosome Y. Cela ne veut pas dire qu’un homme est immunisé contre tout type de cancers, loin de là.

Les mesures


Devant l’urgence de la situation, l’OMS coordonne les efforts de tous les médecins et généticiens du monde pour tenter de sauver les femmes de l’extinction et, par là même, de sauver l’espèce humaine. Finalement, rien n’est trouvé à temps pour sauver le genre féminin, la propagation des tumeurs étant rapide et extrêmement agressive. Toute expérience sur le chromosome X se solde inévitablement par un échec.

La mitose cellulaire devient alors l’unique moyen de reproduction de l’homme : les deux moitiés d’ADN des deux pères sont transplantées dans une cellule vidée de son contenu nucléaire, qui sert d’ovule. L’ADN mitochondrial, dernière composante de la création de la vie, est synthétisé à partir de séquences exogènes animales.

Les expériences


De nombreuses expériences génétiques ont lieu ; c’est le début de l’hybridation animale. Il n’existe plus d’hommes qui n’ont pas une part d’ADN animal. Certains animaux se prêtent mieux que d’autres à l’hybridation dont les conséquences sont parfois très ostentatoires. On différencie donc les « humains », ceux sans signes extérieurs, des « hybrides », qui ont des signes extérieurs visibles, provoqués aussi par les expériences menées autour des gènes : leur génome n’est plus entièrement humain. C’est aussi une période où l’éthique est sacrifiée sur l’autel de la survie : amélioration de l’espèce humaine, combinaisons hasardeuses, double hybridation…

L’espèce humaine – l’homme – survit donc à cette maladie, mais au prix de terribles conséquences. Toutes les ressources encore disponibles sont investies dans la recherche et ces grands centres de reproduction génétique, au détriment des populations qui se retrouvent livrées à elles-mêmes. Les pénuries de nourriture, d’eau potable et d’énergie, entre autres, déclenchent des émeutes, allant parfois jusqu’à des guerres civiles.

L'hybridation



Aujourd'hui, les procédés se sont stabilisés. L'hybridation ne vient pas seulement de l'ADN mitochondrial animal mais aussi d'une manipulation génétique volontaire du génome humain de base. Elle est donc contenue dans les noyaux pris aux parents humains/hybrides. Par conséquent, aucun humain ne peut plus avoir de génotype, c'est-à-dire l'ensemble de ses gènes, cent pour cent humain. Cependant, même avec un génotype partiellement animal, il n’y a pas nécessairement de signes extérieurs d’hybridation : ceux-ci sont appelés phénotype, c'est expression visible des gènes.

À cause de l'hybridation, les centres de reproduction, en France, font désormais attention à essayer au maximum d'utiliser l’ADN mitochondrial de cellules animales de la même espèce que celle de l'hybridation des parents. C'est soit selon la disponibilité, car certaines espèces sont très rares, soit au choix des parents. Ce choix est purement fait à des fins de compatibilité mais l’hybridation exprimée – ou non – de l’enfant échappe au contrôle des partis impliqués puisque le génome humain de base contient des gènes animaux.

La reproduction



Les fécondations se font dans les laboratoires des centres de reproduction, véritables industries technologiques de la procréation artificielle. En France ils sont reconnus d'utilité publique et subventionnés par l'État ; ils sont également exemptés d'impôts locaux en Breizh.

Les embryons sont mis en éprouvette puis testés à plusieurs stades de développement, puis l'un d'entre eux est implanté dans un utérus artificiel. Selon les laboratoires et les options choisies par les parents, des bruits, des odeurs et des couleurs sont véhiculés à travers la membrane artificielle au bébé, développant plus ou moins ses sens.

Au bout de neuf mois, jour pour jour, après la validation de la fécondation, l'utérus artificiel s'ouvre et libère l'enfant du placenta, souvent en présence des géniteurs. C'est la naissance : félicitations aux heureux parents !

La facture


Même avec des prix attractifs, les enfants coûtent cher à créer car cette technologie, la plus avancée à disposition, nécessite une immense quantité d'électricité. Or, celle-ci est rare. Les centres de reproduction sont certes prioritaires, mais ils doivent tout de même payer cette énergie.

Comptez environ sept mille à dix mille francs pour un premier enfant en formule de base selon la rareté de votre hybridation et de la cellule porteuse demandée. Le prix de la fécondation augmente à partir du deuxième enfant pour que les plus riches, qui peuvent se payer plusieurs fécondations et grossesses-éprouvettes, compensent les factures moins élevées des foyers modestes. De plus, des options coûteuses ont été mises en place : cellule porteuse particulière – plus c'est rare, plus c'est cher –, suivi de la gestation, stimuli avec là aussi plusieurs niveaux de stimuli allant jusqu'à une personnalisation complète dans une salle privée, avec des visites possibles, jumeaux, conditions de la délivrance, assurances... la création d'un enfant « toutes options » peut aller jusqu'à dix fois le prix de base.
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