Les Classes Sociales

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Mar 3 Jan 2017 - 0:18

Les Classes Sociales



Comme vous le savez déjà, la société a changé. Les hommes ne partagent plus les mêmes droits, et peuvent rapidement s'en voir déposséder au moindre faux pas. La loi devient punitive, non protectrice. Vous trouverez les détails législatifs dans l'annexe Politique. Autrement, il peut également être intéressant de connaître les mœurs de la société.

Nous aborderons ici les différentes classes sociales de la population que vous êtes susceptibles de croiser dans Port-Émeraude et ses alentours. Si un point vous semble nébuleux, ou n'est pas évoqué, je vous renvoie à ce sujet où vous pourrez poser toutes les questions que vous voulez.


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Mer 18 Jan 2017 - 2:52

Les citoyens




Le citoyen est le membre d'une communauté politique organisée : l’homme est passé si près de l’extinction que la valeur de la vie a été considérée comme le pilier autour duquel les lois ont été réécrites. Le citoyen jouit de droits civils et politiques, mais également de devoirs civiques et d’obligations légales. Le respect de la loi est une condition nécessaire pour vivre dans une société qui se bat encore aujourd’hui pour assurer sa pérennité. Contrairement à un esclave, déchu de tous ses droits, le citoyen peut suivre des études, exercer librement un métier pour lequel il est directement rémunéré, et ainsi s’intégrer dans la vie de Port-Émeraude – ou non : on y trouve aussi des escrocs et des voleurs qui échappent aux autorités.

La catégorie socio-professionnelle du citoyen va déterminer ses revenus ainsi que son quartier d’habitation. Le maillage territorial de Port-Émeraude s'est essentiellement fait en fonction de la géographie : les lieux attrayants, le centre-ville, ou les enclaves de résidences sécurisées proches du littoral, ont des prix d’achat ou des loyers élevés que seules les classes les plus aisées peuvent se permettre. Les citoyens aux revenus médians, ou les artisans, qui constituent une bonne partie de la population de Port-Émeraude, habitent près du centre-ville et dans les quartiers tout autour des remparts, tandis que les plus modestes doivent se contenter des zones périphériques, souvent prises entre les quartiers résidentiels et les ghettos qui bordent la forêt des Ondes.

Les citoyens peuvent acheter un, ou plusieurs esclaves, pour peu qu’ils aient les moyens de les entretenir après les avoir acquis. Il est d'usage de recommander la prudence aux futurs acheteurs : s'il est possible de faire travailler un esclave, qui rapportera alors son salaire à son propriétaire, il ne faut pas oublier qu'il doit être logé, nourri, habillé et soigné. Cela a un coût effectif qui, avec le montant de l'achat initial, met un certain temps à être amorti. De nombreux citoyens n’ont donc pas les moyens d’en acheter un, et certains esclaves, appartenant aux citoyens les plus riches, vivent mieux que les hommes libres les plus pauvres !

De même, avoir la possibilité d’acheter un esclave n’oblige pas le citoyen à le faire : beaucoup d’entre eux se positionnent régulièrement contre l’esclavage, soit parce qu’ils défendent un autre projet de société, soit parce qu'ils considèrent qu'il est déjà difficile pour un citoyen de trouver un travail sans qu'il y ait besoin d'un esclave pour le leur prendre.

Les citoyens reflètent donc, avec leur bagage et leur caractère, tout ce que Port-Émeraude peut avoir de cosmopolite.

Droits


  • D’être défendu et entendu. Avant d'être condamné à une peine de prison ou d’esclavage, chaque homme libre a droit à un procès équitable.
  • Le droit de vote. Après avoir été gouvernés par un empereur, le rétablissement du droit de vote a été largement salué par la population.
  • Posséder un ou plusieurs esclaves. Hors jeu, il vous est demandé d’être réaliste en la matière, en fonction de ce qui vous a été dit plus haut. La limite est fixée à trois esclaves par personnage. Elle peut varier selon votre rythme et celui de vos partenaires, pour éviter que vous ne soyez coincés.


Devoirs


  • Vérifier le poignet de leur vis-à-vis. Toute personne aidant un esclave sauvage, consciemment ou non, s'expose à des risques d'amende, d'emprisonnement ou d'esclavage. Cela passe avant le secret professionnel tant les sauvages sont considérés comme une menace pour l'équilibre de la société.
  • Prendre soin de leurs esclaves de manière générale. Il est, légalement, interdit de les affamer ou de les torturer. Leur vie est aussi précieuse que celle de n’importe quel animal.

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Mer 18 Jan 2017 - 2:54

Les traqueurs




Les traqueurs sont des citoyens exerçant une profession très particulière.

Ils sont au service de l'État pour endiguer le flot d'esclaves sauvages. Contrairement à la police, leurs limites sont quasi-inexistantes et elles sont aussi largement controversées. C'est un métier à plein temps, auquel ils se sacrifient entièrement –  si toutefois ils désirent gagner suffisamment leur vie. En effet, ils n'ont pas de salaire fixe : ils sont rémunérés en fonction du nombre de sauvages qu’ils capturent, et du montant de la prime fixée sur leur tête, qui peut grandement varier selon leur valeur.

Licence


Ceux qui désirent rejoindre l'élite ne le font pas en claquant des doigts : cette licence est ardue à obtenir puisqu'elle requiert une excellente connaissance de la législation, un mental d'acier et surtout une bonne condition physique. Il n'y a cependant pas de cursus scolaire défini, à peine quelques formations payantes dispensées par des anciens, et leur savoir est onéreux. Les futurs traqueurs suivent donc plutôt d’abord une formation complète d'avocat, de policier, de militaire ou de psychologue avant de tenter le concours. D’aucuns s’y essaient en autodidacte, estimant que leur formation sur le tas est tout autant valable, mais leur taux de réussite est plutôt faible.

C’est un parcours du combattant qui n’est pas à prendre à la légère, vu ce qu’il implique. Les cas de conscience sont mal vus chez les traqueurs, qui évitent d'en faire part à leurs collègues pour ne pas être méjugés : la majorité d'entre eux sont pro-esclavagisme.

Droits


  • Lors d'une confrontation, il arrive qu'un traqueur doive choisir entre sa vie et celle de sa proie. S'il devait en arriver à une telle extrémité, il ne risquerait aucune peine d'emprisonnement. Cet acte ne serait néanmoins pas sans conséquences : il est considéré comme un échec, et la réputation du traqueur en souffrirait. L’Organisation Régionale des Traqueurs lui infligerait en outre un blâme et lui réclamerait en compensation le montant de la prime promise pour la capture du sauvage défunt. En cas de défaut de paiement, le traqueur pourrait être amené à payer sa dette en années d’esclavage.
  • Ils disposent de plus de libertés que les forces de l'ordre. Aptes à interroger citoyens comme esclaves, d'agir sous couverture ou non, ils peuvent également se passer d'un mandat pour perquisitionner un domicile, sous réserve que le propriétaire soit présent. Toutefois, si leur comportement devient excessif, un citoyen peut tout à fait se plaindre auprès de l'Organisation Régionale des Traqueurs.
  • Tous les ans, un contrôle organisé par l'ORT a lieu. Un traqueur dont le travail a été jugé insuffisant sur l'année risque de voir sa licence lui être retirée.
  • Un traqueur sans formation médicale ne pourra pas user d'armes non-létales destinées à endormir ou affaiblir sa cible.

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Mer 18 Jan 2017 - 2:55

Les Esclaves




Il n'y a aucune manière objective de décrire un esclave tant les opinions divergent à leur propos. Certains les décrivent comme l’essence même du système de fonctionnement du monde actuel, d'autres les considèrent comme la lie de la société qui devraient, au mieux, rejoindre les criminels derrière des barreaux au lieu de leur voler leur emploi. Quel que soit le point de vue, il est en tout cas impossible de les ignorer : si leur maître leur en donne la permission, ils peuvent circuler librement dans les rues de la ville où ils ont été condamnés. À l'inverse, ils ne sont pas autorisés à quitter seuls cette ville.

Droits & Devoirs


Les esclaves n'ont, par définition, aucun droit. Ils peuvent néanmoins exercer un métier avec l'accord de leur maître, auquel le salaire est directement versé. Celui-ci peut ensuite décider quel pourcentage il reversera à son esclave. Les emplois qu'ils peuvent tenir sont cependant limités, car ils ne peuvent pas avoir d'agent en mains excepté celui que leur donne leur maître : ils ne peuvent encaisser d'addition ou de factures, rendre de la monnaie, etc.

Leur parole n’a que peu de valeur comparée à celle d’un homme libre, si tant est qu’elle en ait. Un esclave affichant des marques d’abus légers n’obtiendra aucune suite à ses plaintes, pour peu qu'il ait trouvé un policier assez gentil pour l’écouter. La seule exception à cette règle viendrait d'un homme libre prêt à défendre l'esclave et à attaquer son maître en justice pour le récupérer : vous avez déjà vu un chien porter plainte contre son maître seul ?

En cas de blessure considérée comme mettant en danger son existence, l’esclave sera entendu auprès des autorités compétentes. Si la police et les médecins confirment la violence volontaire faite à son encontre, l’État peut porter plainte contre le maître et une enquête est ouverte. L’esclave bénéficie alors des services d'un avocat inscrit au registre des volontaires.

Un esclave doit obéir à trois règles essentielles :
  • Un esclave ne peut porter atteinte à un citoyen, ni, en restant passif, permettre qu'un citoyen soit exposé au danger.
  • Un esclave doit obéir à tout ordre qui lui est donné par son maître, sauf si cet ordre entre en conflit avec la première règle.
  • Un esclave doit protéger son existence, sauf si cette protection entre en conflit avec la première règle.


Le bracelet


Chacun porte un bracelet au poignet de sa main dominante (droite pour les droitiers), imposé par la loi. Ce bracelet est en titane – sauf si l’acheteur désire un autre métal, auquel cas il le paye. Un maître peut également décider d’en faire placer d'autres ailleurs, un bijoutier peut s’en charger.

Ces bracelets comportent un système de fermeture sécurisé qui empêche tout retrait. Si quiconque s'y essaie, un mécanisme s'enclenche, faisant surgir une myriade de picots qui injecte de l'encre sous la peau de l'esclave. Ce tatouage est le matricule de l'esclave, composé de huit symboles : Pays – Région ou Ville – Année de condamnation – Initiales de l'ancien nom civil. Exemple pour Jean Petit arrêté à Port-Émeraude, Breizh, en 2417 : FRBZ17JP. À savoir que les tatoués ne peuvent recouvrir la liberté, même s'ils ont été déclarés sauvages pendant une semaine à peine.

Étant donné la rigueur des autorités vis-à-vis des bracelets et des tatouages, il y a quelques règles à observer :
  • Les bracelets ressemblant à ceux des esclaves sont interdits aux citoyens – qui, de manière générale, ne voudraient pas porter un bijou qui représente quelque chose d’aussi dégradant.
  • Les tatouages aux poignets sont interdits, même ceux différents d’une série de caractères : tout citoyen contrevenant à cette loi, et notamment un tatoueur, s’expose à une forte amende assortie d'une peine d’esclavagisme.


La chute


Plusieurs chemins mènent un citoyen libre à l'enfer, et ce parfois dès son plus jeune âge. Pour plus de précision, le sujet concernant le système juridique vous aidera. Voici d'autres cas :
  • Un parent endetté n’ayant plus d’autre solution peut décider de vendre son enfant à l’État, et ce dès les cinq ans de l’enfant, plutôt que de se sacrifier lui-même. Dans le cas où les parents décèdent ou sont vendus, l'enfant ira dans un orphelinat.

  • Un honnête citoyen peut tout à fait se désigner volontairement comme esclave.


Les lieux de vente


Les lieux de vente des esclaves sont tenus par l’État et les employés sont fonctionnaires. Ils répondent de leurs actions devant leur administration et les sanctions encourues pour abus de pouvoir sont assez dissuasives pour éviter tout débordement.

Le prix d'un esclave varie selon plusieurs critères. Son âge, ses études, son niveau d’éducation, son métier... La virginité d'un esclave ne peut servir d'argument de vente puisqu'il n'y a aucun moyen fiable de le vérifier. Selon le prix fixé, il ne sera pas mis en vente au même endroit.

Le magasin d'esclaves


Situé à proximité du Tribunal, dans le Quartier des Affaires, c'est ici que sont amenés tous les esclaves une fois leur peine prononcée. On leur donne des vêtements neutres et on leur affecte une place dans le dortoir. En journée, les esclaves sont exposés dans de grandes cellules communes, où ils sont triés en fonction de caractéristiques de base : caractère, compétences... L'acheteur peut déambuler dans les couloirs, ou demander à un employé d'effectuer une sélection en fonction de critères recherchés. Le reste du temps, ces esclaves vivent sous l'étroite surveillance de nombreux gardiens qui veillent à maintenir l'ordre dans les dortoirs communs comme sous les douches ou dans le réfectoire.

La boutique d'esclaves


Située elle dans le quartier des Remparts, cette boutique de luxe ne vend que les esclaves les plus exotiques, raffinés ou cultivés, sélectionnés dans le grand magasin central. L'acheteur est accueilli dans un petit salon d'attente par un employé qui s'enquerra de ses goûts, et le fera patienter avec une boisson servie par quelques spécimens en tenue légère ; le temps pour lui de sélectionner un panel d'esclaves qui seront présentés dans un show-room privé. Le reste du temps, ces esclaves vivent sous l'étroite surveillance de gardiens qui veillent à leur sécurité dans les chambres communes comme sous les douches ou dans la salle où ils prennent leurs repas.

La rédemption


Tout comme plusieurs chemins mènent en enfer, plusieurs permettent d'en ressortir :
  • Lorsqu'un esclave a effectué la totalité de sa peine, sa liberté lui est rendue par l'État.
  • Lorsqu'un esclave a effectué sa peine minimale de sûreté, il peut être affranchi avec l'accord de son maître.
  • Lorsqu'un mineur esclave atteint sa majorité, il peut être affranchi par son maître.
  • Lorsqu'un esclave volontaire a effectué dix ans d'esclavage, il peut être affranchi par son maître.


Les conditions d'affranchissement


Un esclave peut entamer une démarche d'affranchissement et racheter les années d'esclavage lui restant à effectuer. Le montant du rachat est fixé au prorata de son prix de vente initial et indexé sur plusieurs autres critères. Les conditions suivantes doivent être remplies :
  • L'esclave a effectué sa peine minimale de sûreté.
  • L'esclave a obtenu l'accord écrit de son maître, qui versera le montant du rachat à l'État.
  • L'esclave a gagné de façon honnête l'argent de son rachat : ses contrats de travail et fiches de paie lui seront demandés par l'administration pour vérifier d'où provient chaque centime.
  • L'esclave n'a pas été arrêté ou condamné pendant la durée de sa peine.
  • L'esclave ne doit pas avoir été sauvage pendant plus de trois ans.


Après


Certaines associations à peine soutenues par l'État, offrent un programme de réinsertion sur la base du volontariat, pour aider les anciens esclaves à retrouver une place dans la société. Ceux-ci souffrent généralement de séquelles psychologiques – surtout lorsqu'ils étaient condamnés à de longues peines ou ont subi de lourds sévices – mais aussi d'un certain ostracisme lié à leur statut. La liberté leur tend de nouveau les bras, mais nul ne se relève d'une telle humiliation sans conséquences :
  • Un ancien esclave ne peut plus diriger, administrer ou gérer une entreprise commerciale ou industrielle, ni exercer une profession libérale tel que médecin ou avocat, ni s'inscrire à un quelconque concours de la fonction publique.
  • Un ancien esclave reste déchu de ses droits civiques. Il ne peut donc plus voter ni être élu.
  • Un ancien esclave peut à nouveau se marier.
  • Le bracelet est confectionné sur mesure pour être ajusté au plus près de la peau de l’esclave. Son contact prolongé laisse une marque, comme une cicatrice, qui peut s’estomper après plusieurs mois, voire années.

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Mer 18 Jan 2017 - 3:48

Les Sauvages




Les esclaves sauvages sont des esclaves condamnés et marqués par le bracelet et qui ont fui, entrant de fait dans l'illégalité.

Cette condition n'est pas à prendre à la légère. C'est une vie de fuite constante qui attend ceux qui pensent échapper à la loi. Dormir sur ses deux oreilles devient, à de rares exceptions près, aussi exceptionnel que la neige en été, et l'espoir de recouvrer un jour le statut d'homme libre s'amenuise à mesure qu'ils savourent leur liberté illégale.

Processus


S'il y a bien quelque chose d'impartial, c'est la manière dont s'obtient le statut de sauvage. Aucun cadeau n'est fait à ceux qui échappent à la justice, et aucun avocat ne pourra les sauver de ce qui suit :
  • La disparition de l'esclave est signalée par le maître, ou par l'État dans le cas, très rare, d'une évasion.
  • Après une semaine, il est déclaré sauvage. Des portraits-robots sont diffusés : les traqueurs connaissent son visage, et n'hésiteront pas à se lancer à sa poursuite s'ils le reconnaissent dans la foule. Le montant de la prime fixée pour sa capture sera ajoutée à son prix de rachat s'il souhaite s'affranchir.
  • Après un mois, chaque mois passé dans l'illégalité équivaut à un an de période minimale de sûreté supplémentaire.
  • Après trois ans, l'esclave est condamné à perpétuité par contumace, sans possibilité d'être affranchi.


La vie de sauvage


Certains les admirent pour leur bravoure, d'autres les craignent pour la mauvaise réputation qu'ils traînent avec eux : là où il y a un sauvage, il y aura forcément effractions, vols, agressions. Quoi qu'il en soit, leur vie n'est pas facilité car les autorités n'ont aucune pitié ni pour eux, ni pour ceux leur venant en aide.

Les contrôles sont fréquents. Il leur est impossible de posséder un appartement, tout bon propriétaire vérifiant à deux fois les poignets de leurs locataires. Il est impensable qu'ils puissent se promener dans les lieux surveillés tels que les casinos et les bars où les identités sont vérifiées à l'entrée.

Sachant cela, la majorité d'entre eux s'est recluse dans la forêt, afin de s'épargner la vigilance des citoyens, même s'ils doivent composer avec celle des traqueurs. Il n'est pas rare de les voir former de petites communautés qui fonctionnent sur le principe d'entraide. Le terme de « sauvage » vient d'ailleurs du fait qu'ils sont bien obligés de renouer leur lien avec la nature pour survivre. Certains repaires sont de véritables fortins, parfois bien défendus, alors que d'autres groupes s'organisent en campements nomades pour brouiller les pistes.

Il y a évidemment toujours des exceptions. Certains sauvages plus téméraires restent en ville et essayent de se débrouiller, ou alors agressent les citoyens, volent dans les poubelles ou séquestrent des familles entières. Les journaux raffolent de ce genre d'affaires, d'ailleurs, et alimentent la peur et la méfiance que chaque citoyen ressent déjà à leur égard. Ainsi, ceux qui essayent de jouir de leur liberté relative sans faire de mal à personne sont au mieux oubliés, au pire incompris.
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